Les résultats du sondage de FICO et de l'Efma montrent les changements des relations entre les banques et les consommateurs en Europe
D'après les gestionnaires du risque du crédit en Europe, le service est l'objectif prioritaire et les consommateurs demandent moins de crédit ; les perspectives de défauts de paiement semblent moins pessimistes
LONDRES — 23 juin 2011 — FICO (NYSE:FICO), le fournisseur de pointe de la technologie de l'analyse et de la gestion des décisions et l'Efma présentent aujourd'hui les résultats du deuxième sondage européen relatif au risque du crédit. Le sondage effectué auprès de professionnels de la gestion du risque du crédit concernant leur vue d'ensemble pour les six prochains mois révèle des changements dans la relation entre les banque et les emprunteurs et un optimisme croissant concernant les performances du crédit, toutefois atténué par les difficultés continues du marché des prêts hypothécaires immobiliers.
Effectué en mai sous le patronage de FICO et de l'Efma auprès des professionnels du risque en Europe, le sondage demandait aux participants leurs prévisions pour les six prochains mois. Les résultats de ce sondage montrent que :
- Les relations entre les consommateurs et les banques sont en train de changer. Les clients sont plus concernés par le service, moins enclins à emprunter ou à utiliser le crédit et plus intéressés à constituer leur épargne.
- Dans toute l'Europe, les réponses des gestionnaires du risque reflètent en général un plus grand optimisme relatif aux impayés comparé au sondage précédent, tout en prévoyant encore des tendances troublantes pour les prêts hypothécaires immobiliers et les découverts de comptes courants.
- L'offre et la demande de crédit semblent être devenues plus équilibrées, suggérant une réduction dans la demande de crédit par des consommateurs prudents et une augmentation de l'offre de crédit dynamisée par des programmes de relance et un optimisme croissant des organismes de prêts. Même pour les prêts aux petites entreprises, l'offre et la demande du crédit sont plus équilibrées grâce en grande partie aux programmes gouvernementaux de relance.
- On observe une évolution dans les hiérarchies des paiements des emprunteurs, avec plus de 40 % des répondants indiquant que les consommateurs préfèrent payer leurs cartes de crédit avant leurs autres obligations, prêts hypothécaires immobiliers compris.
- En Allemagne, les gestionnaires du risque sont les plus optimistes d'Europe dans leur vue d'ensemble des impayés et de l'offre de crédit. Bien que les gestionnaires du risque en Espagne et au Portugal restent les plus pessimistes, leur vue d'ensemble s'est améliorée depuis le sondage précédent, paru en février.
- Les banques utilisent ou envisagent un large éventail de stratégies pour améliorer la rentabilité, la plus courante étant de cibler les clients à revenu élevé et à risque faible, une stratégie conservatrice pour des périodes économiques difficiles qui se heurte toutefois à une concurrence importante des autres banques concernant précisément ces mêmes clients.
Les clients donnent priorité au service et empruntent moins
Les gestionnaires du risque du crédit ayant répondu à ce sondage sont unanimes sur l'apparition de certains changements dans la relation entre les banques et les emprunteurs. Selon les répondants, les consommateurs en Europe sont plus concernés par le service (79 % des répondants considèrent que c'est vrai pour certains ou la plupart des clients) et au Royaume-Uni, la réponse est similaire, à savoir 77%. En outre, 79 % des répondants indiquent que les clients sont plus intéressés à constituer leur épargne tandis que 66 % indiquent que les clients sont moins enclins à garantir un crédit ou à utiliser un crédit non garanti ; les chiffres pour le R.-U. sont plus élevés, avec 84 % des répondants disant que les clients sont plus intéressés à constituer leur épargne tandis que 85 % indiquent que les clients sont moins enclins à emprunter de l'argent ou à utiliser un crédit non garanti.
Les répondants étaient d’un avis différent sur le sujet de la confiance accordée aux banques. Dans l'ensemble de l'Europe, un peu plus de la moitié des répondants (52 %) ont déclaré que les clients étaient plus susceptibles de se méfier des banques, alors qu'un peu moins de répondants (48 %) pensaient que ce n'était pas vrai ou que le contraire était vrai. Au R.-U., beaucoup plus de répondants (77%) ont mentionné une plus grande absence de confiance et uniquement 23 % des répondants ont dit que ce n'était pas vrai.
« La nécessité de renflouer les banques britanniques a sapé la confiance des consommateurs, » a déclaré Mike Gordon, vice-président et directeur général de FICO pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique. « Nous voyons que nos clients font un effort soutenu pour restaurer cette confiance par des chartes de protection des consommateurs et d'autres moyens. »
Le sondage demandait également aux gestionnaires du risque du crédit s'ils avaient observé un changement dans la hiérarchie des paiements, c'est-à-dire, si les consommateurs étaient plus susceptibles de payer leurs cartes de crédit avant leurs autres obligations, par exemple le remboursement des prêts hypothécaires immobiliers. Plus de 40 % des répondants ont indiqué que c'était le cas. Toutefois, 58 % pensent que ce n'est pas vrai ou que le contraire est vrai.
« De façon nette, les consommateurs perçoivent différemment leur banque, leur crédit et leurs obligations de dettes, » a récapitulé Gordon. « Une partie de cette évolution reflète un changement lié aux circonstances économiques qui peut être de court terme mais nous pensons que dans certains marchés, la crise du crédit et la récession, et le rôle perçu par les consommateurs comme ayant été joué par les banques, ont entraîné un changement de longue durée dans les attitudes des emprunteurs. »
La vue d'ensemble des impayés est partagée, avec le recouvrement des prêts hypothécaires immobiliers toujours en difficultés
Les résultats du sondage continuent de montrer un degré prononcé de précaution concernant les produits de crédit de détail dominants et leurs taux d'impayés à l’échelle paneuropéenne. En particulier, la vue d'ensemble des impayés des prêts hypothécaires immobiliers reste sombre.
Le pourcentage des répondants pensant que les impayés des prêts hypothécaires immobiliers vont rester identiques ou s'élever est passé de 69 % dans le sondage de février à 84 % dans ce sondage. Seuls 16 % des répondants estiment que les impayés des prêts hypothécaires immobiliers vont un peu diminuer. Au R.-U., 100 % des répondants pensent que les impayés vont augmenter (47%) ou rester aux mêmes niveaux élevés qu’actuellement (53%).
« Si on considère les résultats de notre sondage, il est trop tôt pour dire que le fond concernant la performance des prêts hypothécaires immobiliers est atteint, » a indiqué Mike Gordon. « Bien que nous ne nous attendions pas à voir une tendance de « défaut de paiement stratégique » sur les marchés européens comme nous le voyons aux États-Unis où certains propriétaires choisissent de ne pas effectuer le paiement de leurs prêts de façon volontaire et non par nécessité, les emprunteurs en difficultés continuent de batailler avec des prêts hypothécaires immobiliers qui dépassent leurs moyens financiers ou qui sont inintéressants pour eux. »
Juste un peu plus du tiers des répondants pense que les impayés par découvert resteront pratiquement les mêmes ; toutefois, le pessimisme concernant les découverts s'est atténué comparé à celui du sondage précédent : 41 % des répondants pensent maintenant que les impayés vont augmenter, alors qu'ils étaient 48 % en février. Une amélioration similaire est apparue dans la prévision relative aux prêts aux petites entreprises. Les répondants sont plus optimistes sur la performance des prêts sur les voitures que sur celle des autres formes de crédit et restent partagés sur la performance des cartes de crédit.
Le crédit est peut-être plus facile à obtenir mais les petites entreprises sont encore confrontées à un manque de crédit
Globalement, les répondants de toute l'Europe continuent de s'attendre à un écart entre l'offre et la demande de crédit mais il faut noter un brin d'optimisme.
En comparaison avec le sondage précédent, un plus grand nombre de gestionnaires du risque voient que le montant du crédit émis est en train d'augmenter. Presque trois répondants sur dix (29%) prévoient que les taux d'approbation du crédit de consommation vont augmenter, tandis que pratiquement la même proportion des répondants (27%) prévoient que les taux d'approbation pour les petites entreprises vont augmenter et 43 % des répondants prévoient que le montant cumulé du crédit accordé aux petites entreprises va augmenter.
Toutefois, la demande de crédit s'élève plus rapidement que l'offre, en particulier pour les petites entreprises. 60 % des répondants environ prévoient une augmentation du montant des demandes de crédit des petites entreprises tandis que 43 % seulement prévoient une augmentation dans le montant total du crédit accordé. Au R.-U., 57 % des répondants prévoient une augmentation dans les demandes de crédit des petites entreprises alors que 36 % seulement prévoient une augmentation dans le montant accordé.
« Alors que l'écart du crédit pour les petites entreprises persiste, l'estimation est beaucoup plus réduite qu'il y a cinq mois, et la demande et l'offre de crédit sont toutes deux plus élevées, » a indiqué Gordon. « Ceci suggère que la relance gouvernementale destinée à encourager la croissance des activités des petites entreprises et l'appui gouvernemental concomitant des programmes des organismes de prêts pour le financement des emprunts des petites entreprises ont un impact. Les organismes de prêts avec lesquels nous travaillons font tout leur possible pour combler cet écart tout en étant attentifs au risque auquel font face les petites entreprises sous des conditions économiques difficiles qui perdurent. »
Les banques considèrent plusieurs stratégies pour augmenter la rentabilité
Les impayés continus des consommateurs et des petites entreprises, la pression sur les tarifs et les marges exercée par les régulateurs, la demande croissante des réserves de capitaux et d'autres réglementations ont placé une pression importante sur la rentabilité des organismes de prêts de détail. Le sondage a porté sur plusieurs stratégies visant à augmenter la rentabilité qui semblent ne pas toujours avoir été adoptées. La décision la plus universelle pour arriver à restaurer la rentabilité est de cibler les clients les plus sûrs, à savoir ceux qui disposent de revenus plus élevés ou qui présentent moins de risque. Aujourd'hui, plus de 9 sur 10 répondants ciblent des clients à hauts revenus ou vont probablement le faire sous peu. Presque autant de répondants (77%) ciblent des clients à risque faible ou vont le faire.
Peut-être, le plus surprenant est que 16 % des répondants disent offrir déjà de nouveaux produits sur le marché pour essayer d'améliorer la rentabilité, avec 69 % des répondants indiquant qu'ils le font déjà un peu ou qu'ils le feront très probablement bientôt.
« L'innovation est toujours le résultat le plus positif d'un recul économique, vu que les organismes de prêts stimulent le marché avec de nouveaux produits et fonctions qui dynamisent la demande des consommateurs, » a indiqué Gordon. « Ce que nous avons trouvé déconcertant est que le R.-U. semble être à la traîne ; aucun répondant n'a signalé qu'il offrait actuellement de nouveaux produits de crédit bien que 83 % aient indiqué qu'ils allaient probablement le faire dans l'avenir. Nous pensons qu'au R.-U., l'incertitude des organismes de prêts provoquée par l'environnement réglementaire actuel a peut-être ralenti l'innovation. »
« Ce sondage montre le cap que semble avoir pris l'industrie des services financiers en Europe en termes de performance de prêt et de stratégie des organismes de prêts, » a déclaré Patrick Desmarès, secrétaire général de l'Efma. « Nous continuerons à utiliser ce sondage pour sonder le marché, et FICO et notre organisation discuteront de l'ensemble des résultats à notre prochain conseil consultatif des gestionnaires du risque. »
Un rapport détaillé, incluant les résultats spécifiques pour le R.-U., la région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse) et la péninsule ibérique est disponible en ligne. Les participants incluaient des institutions d'octroi de crédit allant des banques régionales à des institutions mondiales. Plus de100 représentants de 24 pays européens et 91 sociétés ont répondu à ce deuxième sondage.
À propos de FICO
FICO (NYSE:FICO), anciennement Fair Isaac, fournit des solutions analytiques prédictives supérieures qui entraînent des décisions plus intelligentes. L'utilisation, sans précédent par la société, des mathématiques pour prédire le comportement des consommateurs a transformé complètement certains secteurs industriels et révolutionné la manière dont le risque est géré et les produits sont commercialisés. Les solutions innovatrices de FICO comprennent des techniques de pointe pour la mesure du risque du crédit, la gestion des comptes de crédit, l'identification et la réduction de l'impact de la fraude et la personnalisation des offres aux clients avec une précision extrême. La plupart des grandes banques mondiales ainsi que d'importantes organisations, telles que des compagnies d'assurance, des revendeurs, des sociétés pharmaceutiques et des organismes gouvernementaux, s'appuient sur les solutions FICO pour accélérer la croissance, contrôler le risque, accroître les bénéfices et satisfaire les exigences réglementaires et concurrentielles. FICO : Make every decision count™ (Pour que chaque décision compte). Pour des informations actualisées sur FICO et des ressources médiatiques, visitez le site www.fico.com/news.
À propos de l'Efma
L'Efma a pour vocation de promouvoir l'innovation dans le secteur des services financiers de détail en Europe en favorisant des débats et des discussions parmi les acteurs clés du changement. Fondée en 1971, l'Efma comprend aujourd'hui 2 960 marques différentes de services financiers dans le monde entier, incluant 80 % des plus grands groupes bancaires européens. Au travers d'événements réguliers, de publications et de son site Internet largement documenté, l'association apporte aux professionnels des services financiers de détail des réponses à leurs questions concernant les principaux défis en jeu dans leur domaine : les stratégies de distribution multiples, l'approche et la gestion des relations clientèle, le marketing des produits et services et l'amélioration de la rentabilité.
L'Efma est avant tout une association dynamique, fournissant une grande opportunité de discussion et d'échange sans contrainte commerciale. Elle fournit à ses membres un large éventail de services exclusifs ainsi que des réductions sur des activités payantes. La fidélité de ses membres ainsi que leur soutien financier permanent sont les meilleures preuves de son efficacité. www.efma.com.
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